
De plus en plus de pêcheurs ont accepté de travailler pour l’une des ONG spécialisées dans la dépollution du Nil.
Concrètement ? Ils collectent les plastiques dans l'eau, les échangent au retour contre quelques centimes d’euros le kilo. Les ONG, elles, se chargent, du recyclage. Cette activité est en pleine expansion : l’an dernier, les déchets marins ramassés sur le Nil se chiffraient en dizaines de tonnes. Un volume à la fois conséquent et infinitésimal rapporté à la pollution sur place…
Le Nil, un fleuve parmi les plus pollués d’Afrique. Il a été estimé que près de 2 milliards de mètres cubes d'eaux usées y sont déversés chaque année, de même que près de 5 millions de tonnes de déchets (principalement des plastiques).

De quoi dégrader l’habitat des poissons, torpiller leur chaîne alimentaire, dérégler leur capacité de reproduction… sans compter les microplastiques qui obstruent leur système digestif. Le tout aboutit, sans surprise, à une mortalité accrue. Rien d’étonnant, donc, à ce qu’en bout de chaine, les pêcheurs assistent – impuissants – à une chute drastique des stocks de poissons…Et le Nil n’est pas le seul concerné.

