29 Mar
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Le Code de la nationalité vient d’être révisé par ordonnance présidentielle, promulguée le 26 février 2026, pendant que les députés et sénateurs étaient en vacances parlementaires. Les Gabonais ont commencé à prendre connaissance du nouveau Code lorsque des extraits ont été publié en fin de semaine sur les réseaux sociaux. Plusieurs dispositions font déjà polémique.

Parmi les dispositions polémiques, une classification entre Gabonais d’origine, d’adoption et d’affiliation. Une catégorisation contraire au vivre ensemble, commentent de nombreuses voix sur les réseaux sociaux. Le nouveau code énumère aussi les conditions de perte de la nationalité gabonaise. L’article 64 précise que tout Gabonais qui est en service dans une armée ou institution étrangère contraire aux intérêts du Gabon perd de plein droit sa nationalité. L'alinéa suivant va plus loin puisque « le Gabonais qui mène clairement des actions subversives et déstabilisatrices contre le gouvernement, les institutions et les intérêts du Gabon, et qui refuse, dans un délai de trois mois, d'obtempérer aux injonctions faites par les autorités » perd aussi sa nationalité.

Un nouveau Code qui « ne protège pas mais qui exclut » selon Ali Akbar Onanga Y'Obegue. L'ancien ministre et proche d'Ali Bongo estime que ce texte « ne consolide pas l’unité nationale, il en forge les conditions de la fracture ». À noter que les personnes naturalisées ou ayant acquis la nationalité ne peuvent pas, en première génération, devenir magistrat, ou être nommées à des fonctions ministérielles, ni à celles de collaborateurs du chef de l'État.

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