04 Jul
04Jul

Le département du Finistère en compte vingt-trois à lui seul, dont l’un des plus puissants du monde (Le Créac’h, à Ouessant), le plus haut d’Europe (l’Île Vierge, à Plouguerneau) et quelques-uns des plus remarquables par leur architecture (Eckmühl, à Penmarc’h), leurs aménagements intérieurs (Kéréon, à Ouessant), leur audace (Ar Men, à l’Île de Sein) ou leurs techniques innovantes (Nividic, « le phare robot » d’Ouessant).
Si l’on excepte quelques ouvrages précurseurs, attestés ou supposés, sous l’Ancien Régime (Le Stiff à Ouessant, Saint-Mathieu à Plougonvelin, Saint-Pierre à Penmarc’h…), la plupart des phares finistériens sont édifiés entre 1830 et le début du XXe siècle ; les années 1860 constituant de ce point de vue une étape décisive.

À la pointe de Penmarc'h, tout au bout du Finistère, se dresse fièrement le phare d'Eckmühl.  Il mesure 65 mètres et compte 307 marches.

Phare de l’Ile Vierge – Plouguerneau383 marches, pas une de moins ! 

Sentinelle du bout du mondePhare de Saint-Mathieu – En haut des 163 marches, sa lanterne indique aux marins le chemin du goulet de Brest – pas une mince affaire, les jours de tempête!

Le Créac'h (Ouessant), il sécurise les abords sud-ouest de l’île d’Ouessant, insuffisamment signalés par Le Stiff. Son feu signale l’entrée de La Manche aux navires venant de l’Atlantique, à l’instar du phare britannique de Bishop Rock, érigé en vis-à-vis dans l’archipel des Sorlingues.

Le phare du Stiff est un ensemble de deux tours tronconiques accolées en maçonnerie enduite : l’une porte la lanterne et l’autre l’escalier. 104 marches pour admirer un panorama unique. Son feu émet deux éclats rouges toutes les vingt secondes, une signature lumineuse facilement identifiable par les navigateurs. Visible jusqu’à 24 milles nautiques.

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